En quoi consiste ce biais ?
Biais du statu quo en bref
Le biais du statu quo pousse les individus à conserver les choix ou situations actuels par aversion au changement. Cela s’explique par une combinaison de peur de l’inconnu, d’aversion à la perte et de paresse cognitive. Ce biais est particulièrement pertinent dans les décisions impliquant des changements significatifs.
De quel type de biais fait-il parti ?
Biais de jugement
Qu'est-ce qui se joue au niveau de notre cerveau ?
Le Besoin d'agir vite
Pour éviter de faire des erreurs, nous avons tendance à préserver notre autonomie et notre statut de groupe et à éviter les décisions irréversibles
La peur de l’erreur ou de la sanction sociale pousse notre cerveau à privilégier des décisions sécurisées et réversibles. L’enjeu est de protéger notre autonomie tout en maintenant des relations sociales harmonieuses, ce qui peut parfois limiter notre prise de risque ou notre capacité d’innovation.
Qui est impacté par ce biais ?
Utilisateur
Les utilisateurs peuvent ignorer des opportunités d’amélioration en s’accrochant à des habitudes ou solutions obsolètes.
Designer
Les designers peuvent tirer parti de ce biais pour faciliter l’adoption des paramètres par défaut ou des solutions familières.
Commanditaire
Les commanditaires peuvent hésiter à innover ou investir dans des changements nécessaires, maintenant des solutions sous-optimales.
Comment réduire l'impact de ce biais ?
Quelques précautions
Encourager des évaluations périodiques des choix ou solutions actuels pour s’assurer de leur pertinence.
Quelles méthodes pour s'en prémunir ?
Présenter les alternatives
Inclure des comparaisons claires et visuelles entre les options actuelles et potentielles.
Facilitation du changement
Réduire les obstacles perçus pour rendre les changements plus accessibles et moins intimidants.
À la découverte de ce biais
Découverte & mise en évidence
Le biais du statu quo a été étudié par Samuelson et Zeckhauser en 1988, qui ont démontré que les individus favorisent les options par défaut ou existantes dans des contextes décisionnels.
Au quotidien
Lors d’un choix de plan de retraite, la majorité des employés reste avec l’option par défaut, même si d’autres options sont plus avantageuses.