En quoi consiste ce biais ?
Biais du risque zéro en bref
Le biais du risque zéro reflète la préférence irrationnelle des individus pour la sécurité totale, même lorsque la réduction des risques d’une alternative pourrait apporter un plus grand bénéfice global. Ce biais est souvent exploité dans la communication de politiques ou de produits de sécurité.
De quel type de biais fait-il parti ?
Biais de jugement
Qu'est-ce qui se joue au niveau de notre cerveau ?
Le Besoin d'agir vite
Pour accomplir nos tâches, nous avons tendance à vouloir compléter celles dans lesquelles nous avons déjà investi du temps et de l’énergie
Une fois un effort engagé, notre cerveau lutte pour éviter le gaspillage de ressources (temps, énergie, émotions). L’enjeu est de savoir quand persister pour maximiser les bénéfices ou abandonner pour éviter des pertes supplémentaires, ce qui est un équilibre mental délicat à atteindre.
Qui est impacté par ce biais ?
Utilisateur
Les utilisateurs peuvent privilégier des options offrant une élimination totale du risque, au détriment de choix plus avantageux globalement.
Designer
Les designers peuvent utiliser ce biais pour promouvoir des solutions qui semblent plus sécurisées, même si elles ne le sont pas objectivement.
Commanditaire
Les commanditaires peuvent investir dans des stratégies ou produits basés sur l’élimination totale de risques, négligeant d’autres opportunités plus efficaces.
Comment réduire l'impact de ce biais ?
Quelques précautions
Éduquer les utilisateurs sur les gains relatifs et sur les meilleures façons de gérer les risques dans leur ensemble.
Quelles méthodes pour s'en prémunir ?
Présentation comparative
Montrer clairement les avantages relatifs des différentes options pour corriger les perceptions biaisées.
Information contextuelle
Inclure des données qui mettent en perspective les risques et bénéfices totaux.
À la découverte de ce biais
Découverte & mise en évidence
Ce concept a été étudié dans les domaines de la psychologie comportementale et de l’économie, révélant comment les perceptions du risque influencent les décisions, même en contradiction avec des analyses objectives.
Au quotidien
Lorsqu’on propose de réduire un risque de 5% à 0% ou un autre de 50% à 25%, la majorité choisit le premier, même si l’autre offre un plus grand bénéfice global.