En quoi consiste ce biais ?
Effet « troisième personne » en bref
L’effet « troisième personne » est un biais cognitif où les individus pensent que les messages médiatiques ou persuasifs ont une influence plus marquée sur les autres que sur eux-mêmes. Ce phénomène peut jouer un rôle dans la perception des campagnes publicitaires, des messages politiques ou même des fake news.
De quel type de biais fait-il parti ?
Biais de jugement
Qu'est-ce qui se joue au niveau de notre cerveau ?
Le Besoin d'agir vite
Afin de rester concentré, nous favorisons ce qui nous est immédiat, proche ou autour de nous
Notre cerveau a besoin de sentir que nos actions ont un impact tangible pour maintenir notre motivation et notre sentiment d’efficacité personnelle. L’enjeu est de nourrir cette confiance tout en évitant les situations où un manque de résultats tangibles pourrait conduire à l’inaction ou à la démotivation.
Qui est impacté par ce biais ?
Utilisateur
Les utilisateurs peuvent ignorer des informations importantes en croyant qu’elles ne les concernent pas directement.
Designer
Les designers peuvent sous-estimer l’impact d’un design persuasif sur les utilisateurs, négligeant ainsi des aspects éthiques.
Commanditaire
Les commanditaires pourraient mal évaluer l’efficacité de leurs campagnes publicitaires ou informatives, pensant qu’elles n’ont pas l’effet escompté sur le public cible.
Comment réduire l'impact de ce biais ?
Quelques précautions
Intégrer des tests utilisateurs pour évaluer l’impact réel des messages ou designs sur différents groupes.
Quelles méthodes pour s'en prémunir ?
Analyse contextuelle
Comprendre le contexte culturel et social dans lequel les messages seront reçus pour minimiser les effets de perception biaisée.
Focus groupes
Évaluer les perceptions des utilisateurs et comparer leurs réponses pour identifier les disparités.
À la découverte de ce biais
Découverte & mise en évidence
Ce biais a été identifié dans des études sur les comportements face aux médias. Les chercheurs ont observé que les individus ont tendance à sous-estimer l’influence des messages sur eux-mêmes tout en l’exagérant pour autrui.
Au quotidien
Lors d’une campagne de sensibilisation à la santé publique, les participants croyaient que les messages n’influenceraient que d’autres personnes et non eux-mêmes, ce qui a limité l’efficacité de la campagne.