En quoi consiste ce biais ?
Effet Google en bref
« L’effet Google » illustre la manière dont les technologies modernes influencent la mémoire humaine. Plutôt que de retenir directement les informations, les individus se souviennent principalement des moyens d’accéder à ces informations. Ce biais est lié à la dépendance croissante envers les outils numériques pour la récupération des données.
De quel type de biais fait-il parti ?
Biais mnésique
Qu'est-ce qui se joue au niveau de notre cerveau ?
Savoir de quoi se rappeler
Nous stockons les souvenirs différemment selon la façon dont nous avons vécu l’expérience
La manière dont nous vivons une expérience – émotionnelle, physique ou contextuelle – module son ancrage dans la mémoire. L’enjeu est de tirer parti de cette plasticité pour prioriser les souvenirs significatifs, tout en évitant des biais qui pourraient affecter la précision de nos récollections.
Qui est impacté par ce biais ?
Utilisateur
Les utilisateurs peuvent oublier des informations importantes en raison de leur dépendance à des outils numériques pour les récupérer.
Designer
Les designers doivent structurer des outils numériques pour garantir un accès rapide et fiable aux informations nécessaires.
Commanditaire
Les commanditaires doivent tenir compte de l’effet Google dans leurs stratégies éducatives ou informatives, en équilibrant accès rapide et incitations à la mémorisation.
Comment réduire l'impact de ce biais ?
Quelques précautions
Encourager un apprentissage actif et la mémorisation d’informations clés tout en offrant des outils de récupération efficaces.
Quelles méthodes pour s'en prémunir ?
Équilibre apprentissage-mémorisation
Combiner des exercices de mémorisation avec des outils numériques pour développer une mémoire hybride.
Conception intuitive
Créer des interfaces qui permettent de retrouver facilement les informations importantes tout en renforçant leur apprentissage.
À la découverte de ce biais
Découverte & mise en évidence
Ce phénomène a été mis en évidence dans des études menées par Betsy Sparrow et ses collègues, explorant l’impact des moteurs de recherche sur la mémoire humaine.
Au quotidien
Un étudiant ne retient pas les détails d’une théorie mais sait exactement où la trouver sur Wikipédia ou dans ses notes numériques.
On peut supposer qu’on pourra également bientôt parler d’un effet « ChatGPT » grâce auquel nous copions-collons les réponses générées, sans forcément les relire attentivement (et donc encore moins les mémoriser).