En quoi consiste ce biais ?
Oubli de la fréquence de base en bref
L’oubli de la fréquence de base est un biais cognitif où les individus privilégient des informations spécifiques, souvent anecdotiques, par rapport aux données statistiques générales, ce qui peut entraîner des jugements ou des décisions erronés.
De quel type de biais fait-il parti ?
Biais de raisonnement
Qu'est-ce qui se joue au niveau de notre cerveau ?
Trop d'informations à traiter
Nous nous rappelons les choses qui sont déjà amorcées dans notre mémoire ou qui sont souvent répétées
Amorcer ou répéter des informations renforce leur présence dans notre esprit, facilitant leur accessibilité. L’enjeu est d’utiliser cette dynamique pour consolider des apprentissages utiles, tout en évitant que des répétitions non pertinentes biaisent nos jugements ou décisions.
Qui est impacté par ce biais ?
Utilisateur
Les utilisateurs peuvent prendre des décisions biaisées en négligeant les données statistiques générales au profit d’informations spécifiques mais peu représentatives.
Designer
Les designers doivent présenter les statistiques ou données générales de manière claire pour minimiser les erreurs de jugement des utilisateurs.
Commanditaire
Les commanditaires doivent veiller à ce que leurs messages ou produits ne favorisent pas la négligence des informations statistiques importantes.
Comment réduire l'impact de ce biais ?
Quelques précautions
Mettre en avant les données statistiques fiables et expliquer leur pertinence pour contrer les jugements biaisés par des cas isolés.
Quelles méthodes pour s'en prémunir ?
Visualisation des données
Utiliser des graphiques ou des représentations visuelles pour rendre les statistiques plus compréhensibles et convaincantes.
Contexte équilibré
Présenter des anecdotes ou cas spécifiques accompagnés de données générales pour éviter une focalisation excessive sur des exemples isolés.
À la découverte de ce biais
Découverte & mise en évidence
Ce concept a été exploré dans les travaux d’Amos Tversky et Daniel Kahneman sur les heuristiques de jugement et les biais cognitifs liés à la probabilité.
Au quotidien
Une personne choisit de ne pas se faire vacciner après avoir entendu une histoire isolée d’effets secondaires, ignorant les statistiques montrant que les risques sont extrêmement faibles par rapport aux bénéfices.